Mes poésies

ETRE BIEN DAN SA PEAU

Être bien dans sa peau pour que l'autre ait envie d'y entrer
Susurre la jeune femme sensuelle de sa voix très douce voix
Je suis très bien dans ma peau alors viens t'y prélasser
Afin de partager cette volupté au plus loin de mon émoi

Être bien dans sa peau pour que l'autre ait envie d'y goûter
Murmurais-je à l'oreille de la fille à la voix chaude et douce
Je suis très bien dans ma peau alors viens t'y abandonner
Afin que de ce voyage la charmille jamais tu ne rebrousses !

TRAHISON

Puisque dès lors la trahison nous conduit

Plus loin qu'on ne peut aller tout seul

Puis, là-bas, vraiment, au bout de la nuit

Là, enfin, où la noire nuit sort de son linceul

 

Et dans le jour renaissant de son cocon

Pour enfin revivre dans la réalité vraie

Et nous assumerons alors la trahison

Sans que jamais le traître ne nous effraie

 

Plus qu'à regarder s'agiter les silhouettes

Et prenant une part entière de la réalité

Nous veillerons à guetter aux échaugettes

Afin que la réalité ne soit seulement imaginée

 

Puisque dès lors la trahison nous enlève

Moins loin qu'on ne peut aller jamais seul

Enfin, ici à l'aurore du jour qui se lève

Là, enfin, où le matin lumineux nous meule

                                     (En souvenir d'André Gorz)

BELLE EVANOUIE

Cette jolie femme inconnue

Que je coudoie là dans la rue

Et que j'envisage alors nue

Cette femme n'est pas méconnue

 

Car réminiscence de ton sourire

Comme j'aime enfin me souvenir

Me tranquilliser de tous tes rires

Me rassurer de tes défunts désirs

 

M'enivrer des fragrances de ton corps

M'étourdir de tes sensuelles chatteries

M'ébaudir de tes tendresses encore

M'assoupir enfin de tes diableries

 

Le parfum de la belle inconnue

Loin tout là bas au coin de la rue

S'échappe et a éperduement disparu

Sans m'être totalement méconnu

 

Rien ne sera bien dans ce monde

Puisque tu en as été si vite arrachée

 Oh désirable femme juste croisée

Si vous saviez ma peine inféconde

J’ECRIS DANS LE CIEL

J'écris dans le ciel

Et vous n'y verrez rien

Mes mots masquent le soleil

 

J'écris dans les cieux

Et vous n'y verrez au mieux

Que les années mortes au miroir

 

J'écris dans les étoiles

Jusqu'à la stupeur du silence

Magnifiques courbes sur les toiles

 

J'écris dans les astres

Et vous y verrez au moins

La fille aux cheveux d'astres

 

… Les femmes aimées à fourrure noire

Jamais tout à fait nue…

Seule, elle ne sera jamais tout à fait nue

Semblable à être nue sous la feuille de la nuit

Elle requière la présence de l'autre suspendue

Au bout du regard que le désir poursuit

 

Seule, elle ne sera jamais tout à fait elle

Pareil à être soi dans la réalité d'anachorète

Elle quémande tout au long de la venelle

Icelui, icelle qui lors l'enveloppera secrète

 

Seule, elle ne sera jamais tout à fait seule

Même esseulée, elle verra sa propre vie

Comme un double au fond du miroir, veule

Elle ne percevra alors que la dichotomie

 

 

 

 

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Commentaires (1)

1. dfg 14/07/2009

dfg

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